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Face à la multiplication des demandes individuelles de bornes de recharge, la plupart des conseils syndicaux choisissent en 2026 de lancer un projet d’infrastructure collective IRVE.

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Face à la multiplication des demandes individuelles de bornes de recharge, la plupart des conseils syndicaux choisissent en 2026 de lancer un projet d’infrastructure collective IRVE. L’approche mutualisée divise par deux à trois le coût par place équipée, anticipe les demandes futures et offre une supervision technique unifiée. Encore faut-il comprendre l’architecture, la répartition des charges et les aides mobilisables.

L’architecture d’une infrastructure collective

Une infrastructure collective IRVE se compose de trois éléments. D’abord un tableau général IRVE (TGBT secondaire) alimenté depuis le comptage collectif ou créé par un nouveau point de livraison Enedis dédié. Ensuite un bus de distribution passant dans les circulations techniques du parking, avec des points de raccordement prévus devant chaque place ou groupe de places. Enfin les bornes individuelles, posées et facturées au fur et à mesure des demandes des copropriétaires. Cette approche évite d’engager le coût total dès le départ.

La facturation individualisée : le point clé

L’infrastructure collective doit comporter un système de comptage individuel permettant de facturer à chaque utilisateur sa consommation réelle. Deux solutions dominent en 2026. La première : un compteur MID (Measuring Instruments Directive) intégré à chaque borne, avec facturation mensuelle centralisée par l’opérateur choisi. La seconde : un point de livraison Enedis dédié au parking avec sous-comptage par borne, géré par un prestataire d’opération-maintenance. Cette seconde option permet de facturer l’électricité au coût réel sans marge, mais demande la création d’un nouveau contrat Enedis pour la copropriété.

Combien coûte une infrastructure collective

Les fourchettes de prix relevées par les bureaux d’études en 2026 s’établissent ainsi : infrastructure seule (sans bornes, 30 places équipables) : entre 18 000 et 45 000 € hors taxes selon la longueur de bus et la puissance du tableau général. Raccordement Enedis d’un nouveau point de livraison : 1 400 à 4 500 € selon la distance au poste source. Pose d’une borne individuelle sur infrastructure existante : 250 à 900 € borne + 400 à 700 € pose. Le coût total par place équipée descend ainsi à 1 000-1 800 € contre 1 500-3 500 € en installation 100 % individuelle.

Subventions mobilisables en 2026

Le programme Advenir couvre 50 % du coût hors taxes de l’infrastructure collective en copropriété, plafonné à 4 000 € par place équipée jusqu’à 100 places puis dégressif au-delà. Le volet « borne individuelle » Advenir s’ajoute au fil des demandes des copropriétaires. Plusieurs régions (Île-de-France, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine) complètent avec leurs propres dispositifs, souvent 10 à 20 % supplémentaires. TVA réduite à 5,5 % sur la pose si l’installateur est certifié IRVE et le bâtiment achevé depuis plus de 2 ans. Le crédit d’impôt pour les bornes résidentielles (jusqu’à 500 €) s’applique au copropriétaire particulier.

Répartition des charges : le vote à préparer

La question du financement de l’infrastructure est le point de friction principal en assemblée générale. Trois modèles coexistent. Modèle 1 : charge collective répartie selon les tantièmes (coût partagé mais contestation fréquente des copropriétaires sans véhicule électrique). Modèle 2 : charge répartie uniquement entre les copropriétaires demandeurs initiaux, avec rachat de parts par les futurs utilisateurs (plus juste mais complexe). Modèle 3 : portage par un opérateur tiers qui finance l’infrastructure et se rembourse sur les abonnements des utilisateurs (modèle 0 investissement copropriété, mais tarif utilisateur plus élevé). Le choix du modèle doit être arbitré avant le vote en AG.

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Lancer une infrastructure collective en 5 étapes

  1. Mandater un bureau d’études IRVE — étude de faisabilité technique et financière.
  2. Comparer 2 à 3 devis — infrastructure + facturation individualisée.
  3. Choisir le modèle de financement — tantièmes, demandeurs, ou opérateur tiers.
  4. Faire voter en AG — majorité simple, notice explicative chiffrée.
  5. Lancer les travaux + Advenir — dossier de subvention par l’installateur.

Questions fréquentes

Faut-il créer un nouveau point de livraison Enedis pour l’infrastructure collective ?

Pas obligatoirement. On peut se raccorder sur le comptage collectif existant si la puissance disponible le permet. La création d’un nouveau PDL dédié au parking (coût 1 400 à 4 500 €) permet une facturation au coût réel et évite d’impacter les charges communes.

Combien faut-il prévoir par place équipable ?

Entre 400 et 900 € par place pour la pré-installation (câblage, points de raccordement prêts), hors pose effective de la borne. En comptant la borne et la pose finale, le coût total par place descend à 1 000-1 800 € au lieu de 1 500-3 500 € en individuel.

Quelle majorité est requise pour voter l’infrastructure collective ?

Depuis la LOM, la majorité simple (article 24) suffit pour voter la création d’une infrastructure collective IRVE dans les parties communes. Auparavant, la majorité absolue était requise, ce qui bloquait souvent les projets.

La subvention Advenir peut-elle couvrir la totalité du projet ?

Non. Advenir couvre 50 % du coût hors taxes, plafonné à 4 000 € par place pour l’infrastructure collective et à 600 € pour une borne individuelle en copropriété. Le reste à charge est supporté par la copropriété et les copropriétaires demandeurs.

Peut-on confier la gestion à un opérateur tiers ?

Oui. Plusieurs opérateurs (Izivia, Electra, Qovoltis, ZEplug) proposent un modèle clés en main : ils financent l’infrastructure, l’installent, l’exploitent et se rémunèrent sur un abonnement utilisateur. La copropriété n’investit rien mais le tarif d’utilisation est plus élevé qu’en autogestion.

Questions fréquentes

Sources : economie.gouv.fr, ADEME, France Rénov'